L’Association QUALITEL a publié le 8 octobre 2025 sur son site son 9e Baromètre annuel portant sur les relations entre habitat et bouleversements climatiques. Cette étude d’envergure, menée auprès de 3680 personnes par l’institut IPSOS, révèle que la quasi-totalité des foyers français ont déjà été affectés par des phénomènes météorologiques au sein de leur habitation. Ces données démontrent les vulnérabilités du parc immobilier existant face aux répercussions du dérèglement climatique. Votre diagnostiqueur immobilier EXPERT CONTROL, spécialiste des diagnostics immobiliers de vente et de location, ainsi que de l’état des risques et de l’audit énergétique, vous délivre quelques conclusions instructives de ce baromètre.
L’enquête dévoile qu’une grande majorité de la population a vécu au moins un épisode climatique marquant dans son lieu de vie. Les vagues de chaleur touchent trois quarts des répondants, tandis que les événements de grêle ou de sécheresse concernent plus de la moitié des personnes interrogées. Les phénomènes venteux violents et les périodes de froid intense complètent ce tableau. Ils affectent respectivement 55 % et 48 % des habitants. Cette exposition généralisée souligne l’importance d’anticiper ces risques lors de l’acquisition d’un bien ou de la location d’un bien, notamment grâce au formulaire d’état des risques. En effet, l’état des risques informe sur les dangers naturels et technologiques qu’encourt un bien en fonction de sa situation géographique. Il est important que les vendeurs et les bailleurs confient sa réalisation au diagnostiqueur immobilier qui s’occupe de constituer le dossier de diagnostic technique. Dans l’état des risques, tous les aléas existants doivent être mentionnés sans exception pour que l’information soit complète et le document conforme à la réglementation en vigueur.
Malgré les phénomènes climatiques qu’ils ont pu subir, les propriétaires restent peu enclins à entreprendre des travaux préventifs. Seuls 13 % d’entre eux ont concrétisé des aménagements pour protéger leur habitation, principalement en raison de coûts jugés prohibitifs par près de deux tiers des personnes interrogées. Parallèlement, trois Français sur quatre anticipent le retour de conditions météorologiques difficiles dans leur logement actuel. Cette situation illustre un décalage entre la conscience réelle du problème et le passage à l’action. Pour les acquéreurs, il devient essentiel de s’appuyer sur les diagnostics réglementaires pour pallier les difficultés futures. Un audit énergétique, par exemple, lorsqu’il est transmis lors de la transaction, permet d’identifier les faiblesses d’un bien en matière de confort thermique. Cette analyse pointue d’un logement permet aussi d’envisager les améliorations nécessaires pour renforcer la résilience du bâti face aux évolutions climatiques à venir, telles que les périodes de plus en plus intenses et durables de canicule.