Le diagnostic de performance énergétique (DPE) continue d’évoluer vers plus de rigueur avec des modifications importantes dans sa présentation, ses modalités de réalisation et sa méthodologie de calcul. Les changements très diversifiés qu’il s’apprête à connaitre sont particulièrement pertinents pour tous les acteurs des transactions immobilières de vente et de location. Échelonnés de septembre 2025 à janvier 2026, ils visent à éliminer toute dérive et à offrir aux intéressés un diagnostic toujours plus fiable et authentique.
Du 1er septembre 2025 à l’automne 2025, un système de double vérification par QR code sera instauré. Rappelons qu’un QR code est un code-barres particulièrement performant qui, scanné par smartphone ou tablette, établit un lien immédiat avec un site internet. Un premier QR code sur chaque rapport DPE permettra de confirmer la cohérence du rapport avec celui transmis à l’ADEME. Un second, communiqué au propriétaire par l’opérateur DPE avant la réalisation de son diagnostic, permettra de confirmer la validité de son certificat professionnel. De plus, à compter du 1er octobre 2025, il ne sera plus possible de connaître immédiatement les classes énergie et climat d’un bien à l’issue du diagnostic de performance énergétique. La communication des étiquettes DPE sera différée tant que le dossier n’aura pas été transmis à l’ADEME, ce qui empêchera toute manipulation forcée des résultats.
La réglementation relative au DPE introduira également un plafond d’activité dès le 1er octobre 2025, avec la suspension automatique des diagnostiqueurs immobiliers dépassant mille évaluations annuelles sur des habitations (maisons individuelles et appartements). Un tel volume d’activité sera en effet considéré comme irréalisable et incompatible avec la qualité requise dans la réalisation d’un diagnostic de cette importance.
Cette surveillance stricte, basée sur des analyses statistiques utilisant l’IA, précédera une autre disposition majeure : l’entrée en vigueur au 1er janvier 2026 de la révision à la baisse du coefficient d’énergie primaire (CEP) relatif à l’électricité. Celui-ci ne sera plus que de 1,9 au lieu de 2,3. Cette modification technique bénéficiera particulièrement aux logements électriques de petite surface. Elle ouvrira de nouvelles possibilités de vente et de location à de nombreux propriétaires, actuellement fortement pénalisés par des mesures issues de la loi Climat et résilience telles que l’interdiction de louer un logement énergétiquement indécent ou l’obligation de réaliser un audit énergétique pour vendre un bien énergivore en monopropriété.